Mardi 15 mai 2007

Vincent-Kohler-Galerie-LH-Artsunchained.jpg

Ce mois-ci, bien loin du festival de Cannes et caché à mille lieux de la Biennale de Venise, c'est à cet hibou présenté pour l'exposition personnelle du suisse Vincent Kohler qu'est décerné la palme (voir photo. ci-dessus) !... Plus qu'une dizaine de jours pour visiter son exposition "Don't look back", qui se poursuit à la galerie parisienne LH, jusqu'au 27 mai.
Dans le désormais fameux ouvrage sur l'art moderne et contemporain du 20e siècle, publié sous la direction de Serge Lemoine*, Cécile Godefroy, doctorante en histoire de l'art et élève de Lemoine, a consacré un chapitre entier aux corps étrangers. L'auteur revient sur cette période où l'art est marqué par la révolution identitaire à la fin du siècle, se référant notamment aux artistes Annette Messager, Matthew Barney et Katharina Fritsch.
Jadis dans certaines galeries du quartier latin, les parisiens se plaisaient à découvrir des œuvres hétéroclites n'ayant parfois aucun point commun les unes aux autres dans l'accrochage, laissant à notre rétine, et c'est le moins que l'on puisse dire... l'embarras du choix ! Tout aussi embarrassant, dans ce cas précis,
le public est mené à scruter un dispositif post-moderne jouant sur l'étrangeté du corps du lieu à proprement dit. "Étrangeté, vous avez dit étrangeté ?".
Ici, se trouve un petit panel de travaux minutieusement agencés : des gravures sur bois, une huile sur toile abstraite (Cumulus, 2007) - singulière mais très peu éclairée, une sculpture en forme de "smiley"** faite à base de polystyrène, inclinée contre le mur.
Situé au centre de la galerie, le tronc d'un arbre sculpté est animé d'une bande électrique contenant un texte énigmatique. Cette installation fait le vase communiquant comme un jeu entre les œuvres et le spectateur. L'exposition laisse à s'imaginer la nuit tomber dans une forêt. Et la pièce incontournable revient surtout à cet hibou, qui nous observe au loin. Cette pièce est une étrange sculpture qui s'anime à partir d'un moteur, hochant la tête de part et d'autre de la salle. L'Hibou de cette expo. réveille en moi la réplique d'un critique d'art, qui pour ne pas le nommer, se définissait récemment comme "une espèce en voie de disparition". Judicaël Lavrador, l'auteur de cette exposition, évoque l'accrochage tel un "roman gothique".

"Don't look back"
Exposition du 14 avril au 27 mai 2007
Vincent Kohler
Commissaire : Judicaël Lavrador
Galerie LH
6, rue Saint Claude
75003 Paris
Tél : 01 42 74 13 55
www.galerielh.com

* "L'art moderne et contemporain au 20e siècle." Sous la direction de Serge Lemoine aux éditions Larousse, Paris, 2006. Le chapitre intitulé Corps étrangers (1980 à 2000) est écrit par Cécile Godefroy, doctorante en histoire de l'art sur l'œuvre de Sonia Delaunay et enseignante de l'histoire de l'art contemporain à l'université Paris 3 Sorbonne Nouvelle et à Boston University - Paris.

** Les Smiley sont ces petits badges jaunes qui sont marqués par un trait naïf en forme de sourires.

Image : Courtesy Galerie LH, Hibou, 2006 Polystyrène, résine, moteur, electronique 195x55x40cm

par artsunchained publié dans : article expo.
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Dimanche 22 avril 2007

À la galerie parisienne Alain Gutharc, une vingtaine de peintures sur toile de Marlène Mocquet sont exposées. Ce mois dernier, dans le magazine Elle*, le couturier Christian Lacroix nous dévoilait un coup de cœur pour ses toiles...
Artsunchained-Marlene-Mocquet.jpg Le travail de Marlène Mocquet s'inscrit dans la lignée d'une longue catégorie de peintres singuliers, et qui généralement furent en avance par rapport à leur temps, tels - pour citer juste deux figures, l'Allemand Max Ernst (1891-1976) ou le Français Paul Rebeyrolle (1926-2005). Pour l'instant, l'artiste ne travaille pas en séries : Il s'agit plutôt de "confronter le spectateur", à "des univers qui fonctionnent sur plusieurs niveaux parallèles" confie-t-elle... En toile de fond, sa palette-coloriste est faite de lavis épurés, tandis qu'une présence inopinée d'individus vient à se propulser en premier plan. Dans ses sujets, un brouhaha total de particules humaines, de microbes, avec un regard objectif ou rien n'est laissé au hasard. Bien au-delà d'un effet de mode, cette jeune diplômée de l'École nationale supérieure des beaux-arts (Ensba), a le potentiel de relever le défit de la "peinture-peinture".

"Marlène Mocquet - peintures"
Exposition du 14 avril au 26 mai 2007.
Galerie Alain Gutharc 
7, rue St-Claude
75003 Paris 
M° St-Sébastien Froissart 
Horaires du mardi au vendredi de 14h à 19h, le samedi de 11h à 13h et de 14h à 19h
Entrée libre
Contact  T. 01 47 00 32 10  gutharc@free.fr
www.alaingutharc.com


"Cadrage Débordement"
Exposition des diplômés 2006 avec les félicitations du jury
Une exposition proposée par Thierry Raspail, directeur du
Musée d’art contemporain de Lyon et président du jury des diplômés 2006 
Du 22 mai au 13 juillet 2007
Horaires tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi
Droits d’entrée : 4 € et 2,50 € (tarif réduit)
Ensba
13 quai Malaquais
75006 Paris
www.ensba.fr


* Article de Soline Delos paru dans le magazine Elle, mars 2007.

(Image : Courtesy Galerie Alain Gutharc. Marlène Mocquet - "Paysage aux cœurs", 2007, 130 x 162 cm, technique mixte sur toile)

par A.P. publié dans : article expo.
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Dimanche 22 avril 2007
Artsunchained-Iris-Levasseur.jpgL'exposition Quels sens ? présentée par la nouvelle galerie parisienne Odile Ouizeman, donne le la d'une programmation d'artistes "en devenir", ouverts à différents champs d'expression et types d'engagement. À croire que pour être "étiqueté" en devenir il fallait être jeune, nos créateurs sont ici âgés entre 26 et 50 ans.
La singularité des artistes et la cohérence de l'accrochage fait déjà sens. Plusieurs dessins d'Iris Levasseur : S'agissant d'armes, de têtes de morts, de rats et de bombes, chaque sujet est mis en perspective tel un jeu où points de fuite et sens seraient décalés.Artsunchained-Olivier-Passieux.jpg
Les dessins d'Iris Levasseur, bien qu'à caractères fort symboliques, sont ici représentés à la fois avec maîtrise et légèreté. La peinture d'Olivier Passieux fait à nouveau sens, mais d'une autre manière : c'est la présence de la matière et de sa chaire dont il faut tenir compte. La symbolique des sujets est pensée en échos à ceux d'Iris Levasseur, mais la perspective et la mise en scène sont très différentes. Artsunchained-Laurent-Pernot.jpgDans le couloir obscure, situé à l'entrée de la galerie, l'installation vidéo The uncertainty of stars (2007). Le public traverse un rideau conçu par Laurent Pernot... Jouant avec la présence physique du rideau blanc, un corps se recherche dans le temps, apparaît et disparaît, puis se métamorphose en poussières d'étoiles. Le temps et l'espace dans lequel le corps nage révèle l'instabilité de cet être. Ce qui est récurrent dans le travail de Laurent Pernot, c'est cette présence intemporelle que l'être peut prendre malgré lui, à travers tous ses sens. Les remarquables vidéo-installations de Duvier Del Dago Fernandez, incontournables découvertes au parcours de l'exposition !...

Artistes : Cathy Cat-Rastler, Duvier Del Dago, Claudia Huidobro et Goran Vejvoda, Iris Levasseur, Olivier Passieux, Laurent Pernot, Florence Reymond  

"Quel sens ?"
Exposition du 5 avril au 31 mai 2007.
Galerie Odile Ouizeman 
10/12 rue des Coutures Saint-Gervais
75003 Paris
Du mardi au samedi de 11h à 19h
Contact  T. 01 42 71 91 89  contact@galerieouizeman.com 
www.galerieouizeman.com 
Entrée libre

(Images : Courtesy Galerie Odile Ouizeman. De haut en bas : Iris Levasseur, Olivier Passieux et Laurent Pernot)


par A.P. publié dans : article expo.
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